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Un Jour une Politique, Caroline Adomo : 2ème Maire-adjointe à la ville de Champigny-sur-Marne

ADOMO Caroline, Française d’origine camerounaise, c’est une femme politique aux convictions associatives qui croit fermement au rôle essentiel de la politique locale en politique. 2ème Adjointe au Maire de Champigny sur Marne et Conseillère territoriale, en transition professionnelle, elle est titulaire d’une Licence de droit, Master de Droit Public, et Master 2 de Politiques Publiques. Egalement Marraine du RIDAAF -Réseau International des Diasporas Africaines & Afrodescendants- !

RENCONTRE

Caroline Adomo, en quelques mots, votre parcours politique ? 

Membre du Parti Socialiste depuis 2004, sociale-démocrate ; j’ai été candidate aux élections législatives, départementales et régionales. Je suis Vice-Présidente de la commission nationale des conflits du PS ; Secrétaire fédérale au Territoire Paris Est Marne et Bois et Responsable du Parti Socialiste de Champigny.

Depuis peu, vous êtes l’une des marraines de l’association RIDAAF -Réseau International des Diasporas Africaines et Afrodescendants- dont la vision associative est de contribuer à la reconnexion culturelle, sociale, politique, économique entre l’Afrique, les Diasporas Africaines et les territoires d’Outre-mer. En disant brièvement un mot sur cette nouvelle casquette, quel regard portez-vous personnellement sur les Outre-mer ?

Je suis très fière que l’on m’ait proposé de parrainer aux côtés d’autres ce réseau de la diaspora. Il me semble primordial de maintenir / établir ce lien avec nos racines géographiques que constitue l’Afrique. Historiquement, les Outre-mer ont également ce lien même si l’identité créole a de multiples origines. Chaque apport culturel doit être reconnu et valorisé.

L’on sait que votre engagement associatif date de plusieurs années déjà. A un certain moment, n’avez-vous cependant pas connu des périodes de lassitude, découragement ? Avez-vous toujours cru en la jeunesse qui pourrait prendre le relais derrière vous ?

Je me rends-compte avec le recul que cet engagement des diasporas a toujours existé. C’est un mouvement continuel, incessant aux formes diverses selon les époques, les lieux et les générations. Ce qui me réjouit. Cependant, il semble primordial aujourd’hui que l’approche soit, à mon sens, plus globalisée et donc mieux coordonnée et non plus seulement sectorielle.

En tant que Maire-adjointe d’une municipalité, peut-on comparer à l’échelle nationale et internationale, et affirmer aujourd’hui que la politique locale est malheureusement le parent pauvre de la politique tout court ?

Je ne suis pas totalement d’accord avec cette affirmation car en tant qu’élu-e, beaucoup de choses peuvent être faites à l’échelle locale. Le maire et son équipe disposent d’un vrai pouvoir décisionnel à l’échelle de la commune et dans divers domaines. Ce principe de libre-administration est inscrit dans la Constitution de 1958.

Quid de vos actions politiques réalisées en 2018, et quelles perspectives à venir en cette année 2019 ? 

En 2018, l’essentiel de mes actions ont été portées et mises en œuvre dans le cadre de mon mandat d’élue avec notamment le plan propreté et la lutte contre le gaspillage alimentaire en milieu scolaire. 2019 sera une année de campagne électorale avec en perspective les élections municipales de mars 2020.

Pour finir, Caroline Adomo, quel est le/la dernier(e) auteur(e) Afro que vous avez lu ? Le dernier film Afro que vous avez regardé ?

Sur le plan des auteurs africains, je dirai Hampaté Bâ. Et je compte lire très prochainement Diaba, l’ange tirailleur de Babacar M’BAYE qui raconte le destin d’une femme dans la Grande Guerre (Collection Harmattan).

Par contre, je n’ai pas beaucoup le temps d’aller au cinéma sauf pour les enfants. J’ai vu au cinéma « il a tes yeux » de l’ultramarin Lucien Jean-Baptiste. Sinon, j’apprécie plutôt regarder des films nigérians diffusés sur les chaines africaines de la box TV.

Commentaires

Ralf Touomi

Diplômé en journalisme, j'ai fait la rencontre des Antilles en 2012 en découvrant notamment la Martinique. Depuis lors, est née ma mission de contribuer à la création de véritables ponts entre l'Afrique, les Diasporas Africaines et les Afrodescendants Ultra-marins. Kamita Magazine est l'outil média qui apporte sa pierre à cet engagement personnel.

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