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Genre, transmission & partage, Patricia Monthe témoigne de son expérience Coach bénévole au sein du dispositif Mentorat JED A JOB

D’origine Camerounaise et de nationalité Néerlandaise, Patricia Monthe vit aux Pays Bas. C’est une femme ambitieuse, engagée et profondément visionnaire dans ses combats pour l’amélioration des conditions de santé chez l’humain en général, mais surtout pour l’Afrique qui l’a vue naître.

Elle est à la tête du Medx eHealth Center, Hôpital Numérique pour les pays émergents, dont la mission entre autres est d’appuyer la modernisation et l’amelioration du système de Santé, créer un réseau pérenne de professionnels compétents disponibles à tout moment et accessibles même pour les populations les plus démunies. Projet qui pour la rédaction Kamita Magazine, révolutionnera le milieu médical en Afrique et pour les pays émergents en général, pour les générations futures.

Si elle demeure une acharnée de travail, c’est également une mélomane qui se passionne pour la Musique Classique en particulier. Voyager, lire, débattre et partager intellectuellement, sont entre autres les caractéristiques qui font la femme visionnaire qu’elle représente.

Femme, entrepreneure, mère, malgré un agenda surchargé, Patricia Monthe n’en oublie pas d’apporter sa contribution aux actions sociales, associatives et humanitaires. Dans cette interview, elle nous racontera brièvement son expérience en tant que Coach au sein du dispositif mentorat JED A JOB.

Pour rappel, Patricia Monthe figure également dans le classement du TOP 500 des #AfricanDOers, proposé par le magazine sud africain Tropics Magazine.

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ENTRETIEN

Quel est votre parcours académique et professionnel ?

J’ai fait un parcours jusqu’à 19 ans au Cameroun à Douala où j’ai obtenu un Baccalauréat au Lycée Koumassi, après être précédemment passée par d’autres établissement dont Liberman et Chevreul. De très belles expériences dans mon parcours. Quand je suis arrivé au Pays Bas, mon pays d’accuei, j’ ai poursuivi la route d’un Bachelor en Gestion des entreprises, un master en gestion de l’information et un programme Exécutif a INSEAD dans l’innovation de la santé.

Pendant que je travaillais à Phillips, j’ ai très vite vu les lacunes de grosses boîtes à proprement se positionner dans les pays émergents. Après Philips, je suis passé dans une boite américaine Office Depot où j’ ai très vite eu un gros rôle qui m’ a permis de me décider à me lancer.

Quel type de fille étiez-vous dans la cour de récréation ? Et quelle femme êtes-vous aujourd’hui ?

Je me rappelle qu’on m’ appelait dans la famille « Sabitout » et que j’irritais plusieurs car hyper active ; je m’intéressais déjà à plusieurs dossiers en parallèle et je détestais cuisiner en tant que jeune fille. La cuisine n’a pas beaucoup bougé après toutes ces années mais les ambitions, la passion, l’envie de faire bouger les lignes me définissent grandement en tant que femme. J’ouvre et ferme des portes que je n’aurai jamais imaginé ouvrir en tant que femme vivant au Cameroun.

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Vous êtes la Fondatrice de Medx eHealthCenter, un projet novateur. Derrière cette riche casquette d’entrepreneure, vous arrivez néanmoins à trouver du temps dans des actions sociales en tant que bénévole. Vous avez ainsi intervenu comme Coach auprès de jeunes du Programme Mentorat JED A JOB, initiative portée par l’Association RIDAAF. Tout d’abord, que représente à vos yeux le mentorat ?

Il faut savoir que je m’assure de redonner à une dizaine de jeunes chaque année. Ça passe par du mentorat, coaching, discussion, réponse aux interviews, public speaking pour motiver et des rencontres.

Je le fais car selon moi, trois éléments sont importants pour que les communautés minoritaires s’intègrent et rattrapent le gros retard qu’elles ont.

J’ai ainsi fait le choix de devenir un modèle pour les jeunes filles/femmes mais aussi pour la communauté Noire. Afin que chaque personne puisse savoir qu’il est possible de briser des plafonds de verres mais aussi possible d’intégrer tant les grandes entreprises que des postes à responsabilité qui donnent parfois l’impression de n’être accessible qu’aux autres…

Comment avez-vous vécu cette expérience de Coach dans le dispositif JED A JOB, en quoi consiste votre mission, et quel message souhaitez-vous transmettre à l’Association RIDAAF initiatrice de ce Programme Mentorat ?

L’ initiative offre une plateforme pour gérer les 3 piliers dont j’ ai parlé plus haut auprès de certaines communautés françaises et c’était un plaisir de voir ces jeunes femmes s’améliorer au fil du temps.

A travers l’Association RIDAAF à l’initiative de ce Programme Mentorat, j’ai pu partager, transmettre mes connaissances et offrir aux dames que j’ai coachées l’opportunité et l’expérience d’être en contact direct avec des experts qui ont eu un riche parcours professionnel et de l’expérience dans l’entrepreneuriat.

Ce réseautage a ceci d’important qu’il a permis à ces jeunes dames de briser des mythes. L’expérience ne fut pas qu’enrichissante pour ces jeunes filles mais également pour moi à titre personnel. Je dirai que l’initiative de Mentorat JED A JOB devrait continuer dans cette lancée, pour les jeunes de tout horizon.

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Des projets à venir que vous souhaitez nous dévoiler en primeur ?

On en a plusieurs dans le pipeline mais que je ne pourrai dévoiler dans cet entretien. En effet, nous travaillons avec des gouvernements et institutions internationales dont les projets doivent être constamment confidentiels.

Pour finir, Patricia Monthe, quel est le/la dernier(e) auteur(e) que vous avez lu(e) ou le dernier film que vous avez regardé ?

Le titre du dernier film que j’ai regardé est « Coach Carter ». Je peux vous avouer que celui-ci, je l’ai même regardé plusieurs fois. Je suis amoureuse de la discipline du Coach.

Le dernier podcast : Power Corrupts de Brian Klaas. Quant au dernier livre lu, il s’agit de « L’Art de la guerre » de Sun Tzu.

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Ralf Touomi

La passion de l'écriture m'a mené vers le journalisme. Le journalisme a guidé mes pas vers le militantisme associatif. Aujourd'hui, ma plume porte un engagement citoyen, panafricain et social.

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