Kamita Magazine

Festival Africain Carolo : Christian Essomba évoque les détails du projet culturel et social

Faisant partie de l’équipe d’organisation du Festival Africain Carolo qui débute ce 23 mai et s’achève le 28 mai, avec Marcelle Kom, Christian Essomba est Responsable de l’aspect Communication et Marketing de l’événement.

Camerounais résidant en Belgique et plus particulièrement dans la ville de Charleroi, Christian Essomba est un jeune étudiant et entrepreneur animé d’un militantisme dans les domaines associatifs et entrepreneuriat. C’est dans ce sens qu’il a rejoint l’équipe d’organisation de la 1ère édition du Festival Africain Carolo – #FACA2016 -, qui se déroulera du 23-28 mai 2016 à Charleroi.

RENCONTRE

Christian Essomba, en quoi consiste votre rôle principalement au sein de l’équipe d’organisation du FACA2016 ? 

Je suis le Responsable de l’équipe Communication. Toutefois, il est important de mentionner que l’équipe de communication intègre aussi une démarche marketing qui peut être définie au-delà de son aspect promotion, comme l’ensemble des actions ou des réflexions à mettre en place pour mieux définir un produit, afin que celui-ci puisse répondre aux besoins des consommateurs. De cette définition et du fait qu’on puisse définir ce festival « FACA » comme un produit, nous travaillons avec toute l’équipe d’organisation et les différentes cellule dans des séances de brainstorming.

Sur le plan de la communication, la démarche est sensiblement la même car après avoir réfléchi sur le produit dont nous en sommes fiers, il faut l’avouer, il s’agit maintenant d’atteindre les cibles qui sont assez nombreuses : des officiels aux étudiant, en passant par les leaders d’opinions, des belges d’origine africaine à monsieur tout le monde. C’est ainsi donc qu’on a pu avoir des partenariat avec de jeunes médias à l’instar du vôtre, Kamita Mag, et bien d’autres encore. Nous définissons les contenus, repensons la communication sur les réseaux sociaux et la fréquence de communication pour ne pas noyer tous ceux qui nous suivent dans un amas d’informations ; d’autres tâches également effectuées en étroite collaboration avec le reste de l’équipe. Sur l’aspect précis de mon rôle, je suis particulièrement lié à la présidente du COCAD, Marcelle Kom, qui a par ailleurs une entreprise de communication Ma-kom.com.

L’événement en lui-même est une belle initiative à soutenir. Comment comptez-vous le pérenniser à long terme ?

À long terme, le format restera surement le même :

  • une journée sur un débat : avec en toile de fond une réalité ou une actualité qui a trait à l’unité africaine
  • une journée sur la culture
  • une journée qui permettra aux entrepreneurs ou aux responsables du milieu associatif d’origine africaine de présenter leurs réalisations, leur savoir-faire et les produits qu’ils proposent.
  • Une journée où on aura l’occasion de rassembler tout ce qui fait la diversité et la pluralité de l’Afrique dans un même lieu. Pour cette première édition, le 28 mai le rendez-vous sera donné au Parc reine Astrid .

Avec l’Échevin Mohammed Fekrioui comme président d’Honneur de cette 1ère édition, ne craignez-vous pas une éventuelle récupération politique d’une part, et d autre part être collés l’étiquette du parti politique qui est le sien ?

Je pense sincèrement qu’il s’agira là d’un faux débat auquel je n’y accorderai pas grande importance. Le Festival Afri’Ca est une initiative d’un groupe d’hommes et de femmes qui ne souhaitent que mettre en avant la communauté africaine dans toute sa diversité, à travers un évènement inclusif , instructif et festif, en marge d’une date qui rassemble toute la communauté d’origine africaine. À savoir, la Journée Mondiale de l’Unité Africaine qui est un projet partagé par tous au-delà des frontières de l’Afrique.

S’agissant de Mohamed Fekrioui qui au-delà du citoyen qu’il est peut soutenir l’évènement, est aussi et surtout Échevin en charge de l’Intégration Sociale et de l’Egalité des chances pour la ville de Charleroi. L’intégration Sociale de la communauté d’origine africaine est l’un des fers de lance du projet associatif du Collectif des Africains Carolos pour la Diversité -Cocad-, et du projet #Faca.

Il faut bien savoir que tous les citoyens de tout bord politique de Charleroi contribuent à la réussite de cet évènement qui est une première à Charleroi. La preuve, Paul Magnette le bourgmestre de la ville nous a déjà confirmé sa présence pour la journée du lancement le 23 mai au Centre Régional d’Intérgration de Charleroi, eux aussi font partie de nos plus ardents partenaires.

Je ne pourrai oublier de mentionner notre principal soutien, Luc maton, le Parrain du Festival Afri’Ca. Bien connu par ses qualités tant au journal Télé Sambre où il officie au poste de rédacteur en chef. Il a également longtemps contribué aux plus belles heures de gloire de la projection du football belge et mondiale. C’est un homme de caractère, simple et humble ; il nous suit et nous soutient totalement.

En définitive comme réponse à votre question sur l’hypothétique étiquette politique, je pense qu’on doit éviter les amalgames. Le Festival Afri’Ca est un projet culturel, social et dans une certaine mesure économique. Nous ne nous inscrivons pas dans une démarche politique. Si certains le font, libres à eux d’en assumer l’étiquette ; nous sommes pour un événement qui rassemble et non qui divise.

Pour une 1ère, n’est-ce pas prendre un gros risque d’étaler sur 6 jours ?

Je crois aux initiatives communes et comme j’aime à le dire, des initiatives individuelles cordonnées vers un projet commun donnent une initiative commune forte. Le Festival Afri’Ca doit normalement mettre en avant les acteurs du monde de l’entreprise et associatif de la communauté d’origine africaine. À cet effet, ils doivent normalement être en partie les acteurs de ce projet. Si on arrive à les convaincre, ce qui est le cas jusqu’ici, nous gagnons en capital humain, en compétence et en efficacité.

Deux activités particulières nous ont paru importantes à relever : une séance cinématographique le 27 mai suivie d’un échange et le 28 mai un jeu d’aventure, familial…

En effet, le vendredi 27 mai on aura une projection du film les rayure du zèbre dans les locaux du sporting de charleroi ; un film belgo ivoirien qui met en avant les réalités et les dérives du monde du football pour les étrangers. Il s’agit d’une comédie dans laquelle Benoît Poelvoorde s’est surpassée comme à l’accoutumée. Avec l’acteur Marc Zinga, nous attendons encore la confirmation de leurs présences. Nous sommes heureux d’avoir déjà eu confirmation de la présence de l’une des artistes phares du film, Tatiana Rojo (alias Amou Tati).

Le samedi 28 mai, c’est la journée la plus dense du festival avec la chasse aux trésors qui se veut être une activité culturelle, sportive et assez joviale, à pratiquer en équipe. Cependant, dans le souci de ne pas induire vos lecteurs en erreur, il est important d’insister sur le fait que du 23-28mai chaque date est très importante. Le calendrier a été réfléchi afin que le public trouve à chaque fois son compte.

Pour finir, que peut-on souhaiter au #Faca2016 ? Et s’il fallait encore convaincre les derniers sceptiques à être présent à chaque journée du 23 au 28 mai, que leur diriez-vous ?

De mon point de vue, le produit est de bonne qualité tant en terme des intervenants que des acteurs ; à cet effet, j’invite les acteurs qui souhaitent encore participer à se manifester et aux indécis à venir à Charleroi à la Rencontre l’Afrique dès le 23 mai. Ils ne seront pas déçus. Je peux vous rassurer,  nous avons vraiment donné le meilleur de nous-même dans ce projet.

INFOS PRATIQUES : infosfaca@gmail.com / www.faca.be

Commentaires

Ralf Touomi

Diplômé en journalisme, j'ai fait la rencontre des Antilles en 2012 en découvrant notamment la Martinique. Depuis ce jour, j'ai découvert, à l'instar de ce qu'invite à faire Frantz Fanon, ce que serait désormais ma Mission ici-bas...

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