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Fadelle Miantama, au sein de la FADAF cette self made woman oeuvre à une meilleure valorisation de la Diaspora Africaine en France

Maman d’un garçon, Fadelle Gides Miantama, Congolaise de nationalité française habite à Limeil Brevannes dans le département du 94 en Île-de-France. Experte du milieu de la Finance depuis 15ans, c’est également une militante associative qui fait partie de la FADAF -Fédération d’Associations de la Diaspora Africaine de France. Dans cette interview, elle nous révèle ses fonctions au sein de cet organisme, leur vision et mission pour une meilleure visibilité de l’impact positif de la Diaspora Africaine de France.

Entretien

Fadelle Miantama, tout d’abord, pouvez-vous brièvement nous retracer votre parcours académique et professionnel ? 

Je pars du principe, que ce n’est pas le fait que l’on n’ait pas fini ses études comme tout le monde que l’on ne peut pas en faire. Par exemple, je n’ai pas pu suivre une scolarité comme tout le monde car j’ai du travailler assez vite et assez tôt, mais je ne regrette pas ce chemin ; il m’a appris beaucoup de choses, et cela m’a donné la force de vouloir continuer d’apprendre tout au long de ma carrière. Cours par correspondance, en chargée de communication évènementielle, puis la finance, j’ai appris à m’adapter.

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Encore aujourd’hui je suis en reconversion et je prépare un MBA en Marketing Digital. La vie est un parcours sur lequel l’on apprend tout au long, alors je ne fixe aucune limite. Surtout quand on a du prendre soin de ses petites sœurs. J’ai eu l’opportunité de travailler dans des grands groupes, comme Desk bureautique une filiale de Canon, où j’ai appris à devenir une commerciale terrain dans la bureautique, puis j’ai intégré carrer Bleu une filiale de la CNP dans la mutuelle et enfin j’ai intégré BNP Paribas jusqu’à ce jour.

Quid de votre rôle de mère ?

En effet, je suis maman d’un garçon ; il était essentiel pour moi que je lui montre que la vie n’est pas une fatalité ; nous sommes maîtres de notre propre vie et la société n’est pas celle qui dicte ce que tu dois et peut devenir. De même pour mes frères et sœurs, je suis l’ainée d’une fratrie de 9 avec ma mère et beaucoup plus avec mon père. Il faut savoir que mes parents son rentrés depuis les années 1990 pour ma mère et bien avant pour mon père, au Congo, pour se mettre à son compte ; il a ainsi ouvert plusieurs sociétés qui ont bien fonctionné et dont quelques unes sont encore là.

Vous avez également visité de nombreux pays, que vous ont apporté ces différentes rencontres culturelles sur le plan humain ?

Quand j’ai eu mon fils, j’ai pris le parti de le faire voyager afin qu’il connaisse d’autres mondes, qu’il sache l’existence d’autres peuples, d’autres cultures. Nous avons visité l’Espagne, les Etats unis, le Sénégal, la Côte d’ivoire, le Portugal et le Japon. Je pense que ces voyages lui ont permis de s’ouvrir aux autres.

Dites-nous en quelques mots les fonctions que vous exercez dans le cadre de votre/vos activités professionnelles actuelles ?

Je suis en reconversion afin de devenir Manager du Marketing digital, mais je travaille dans la finance depuis 15 ans maintenant en tant que Gestionnaire Back office financier. Mais j’ai été aussi community Manager en remplacement durant 6 mois, j’ai été CMS account Desk pendant pratiquement 2 ans, sans compter mon passage en Banque ou j’étais chargée de compte pour les grandes entreprises CAC 40 et les autres, ainsi qu’en assurance tout ça au sein de la même structure. Être dans une grande structure, permet de changer de poste et d’avancer tant qu’on le peut.

Vous êtes membre de la FADAF -Fédération d’Associations de la Diaspora Africaine de France-, que pouvez-vous nous dire en quelques mots de cette initiative, les motivations personnelles qui vous ont poussé à la rejoindre, et en quoi consiste votre rôle au sein de l’organigramme ?

La FADAF est une fédération qui regroupe plusieurs associations, qui se sont réuni afin de parler d’une même voix et cela dans tous les domaines. J’ai une association qui se nomme Matondo, elle accompagne les femmes dans l’entreprenariat, elle a un volé artistique. C’est dans ce cadre que j’ai rejoint la FADAF.

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Je pense qu’une association ne peut avancer seule mais elle a besoin des autres pour l’épauler et aussi apprendre des autres. Au sein de la FADAF, je travaille avec l’équipe culturelle et j’aide aussi l’équipe de la communication, en charge des réseaux sociaux.

L’on constate de plus en plus tant en France qu’à l’international, les diasporas africaines suscitent l’intérêt des institutions. Quel regard portez-vous notamment sur l’impact des diasporas africaines de France ?

L’Afrique est devenu l’enjeu du monde et de même la diaspora, car elle a une nouvelle vision des enjeux qui se jouent en ce moment. Il faut arriver à se mettre de son coté cette diaspora, qui a pris conscience de sa valeur et de son potentiel. Cette diaspora se développe et créer des entreprises. Elle a pris conscience de sa valeur et de ses capacités et refuse d’être rejeté en bas de l’échelle, reconnaissance et valorisation.

Au sein de la FADAF, vous représentez également une Association à titre personnel. Que pouvez- vous nous dire en quelques mots de votre association, et qu’est-ce qui relie ses objectifs à ceux de la FADAF ?

J’ai créé l’association Matondo, en décembre 2018, afin d’accompagner les femmes de la diaspora essentiellement dans l’entreprenariat. Nous gérons tous les domaines comme la culture et c’est dans ce cadre que j’ai intégré la FADAF.

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Après bientôt deux ans où le monde associatif a été freiné dans ses activités par la crise sanitaire mondiale, qu’espérez-vous de cette nouvelle année associative 2021/2022 ?

En fait je dirai que le monde associatif a été freiné comme le reste du monde et des structures, les associations comme sont des entreprises comme les autres et il fallait se renouveler et s’adapter.

Le digital a été le moyen de se renouveler et rester actif, ça été pour moi une leçon être à la fois sur le terrain en physique et en virtuel car il faut maintenant penser à « au cas où ». Nous avons des projets que nous voudrions mettre en place mais si la pandémie continue de nous en empêcher, il faudra bien s’adapter.

Des projets à venir ?

Nous sommes entrain de réaliser un film, dans ce dernier nous donnons la parole aux femmes artistes, nous sommes en pour parler avec TV5 Monde pour sa diffusion. Ce sera également avec grand plaisir de revenir vers la rédaction de Kamita Magazine pour partager la sortie de ce documentaire avec vos lecteurs et lectrices.

Pour finir, Fadelle Miantama, quel est le dernier ouvrage que vous avez lu ?

Ma dernière lecture d’ouvrage est : « les 12 portes d’Influence », du Pasteur Mohammed Sanogo.

 

INFOS PRATIQUES

FACEBOOK : FADAF
Site web : Association Matondo

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Ralf Touomi

La passion de l'écriture m'a mené vers le journalisme. Le journalisme a guidé mes pas vers le militantisme associatif. Aujourd'hui, ma plume porte un engagement citoyen, panafricain et social.

Mama Ayaba
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