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Focus VIP : Georges Turpin, patron de la Poissonnerie « P’tit Georges » à Paris, une entreprise familiale

Après avoir travaillé auprès de son père, qui créa déjà sa 1ère Poissonnerie en 1985, Georges Turpin a acquis sagesse et expérience ; C’est ainsi qu’il lança sa propre entreprise en 2015 : la Poissonnerie « P’tit Georges. De Kaolack à Créteil, P’tit Georges est l’invité prestige de notre rubrique Focus VIP !

Georges Turpin, né le 02 février 1981 à Kaolack au Sénégal, Georges Turpin est issu d’une fratrie de 7 enfants dont deux frères et quatre soeurs. Son père, sa référence sur le plan professionnel « un vrai mentor pour moi ». Quant à sa mère, « je suis très fusionnel avec ma maman qui est extrêmement présente à mes côtés. C’est d’ailleurs elle qui tient la caisse de ma boutique », déclare-t-il, sourire aux lèvres.

Au-delà d’une entreprise à forte croissance, la poissonnerie « Ptit Georges » raconte une histoire familiale qui mêle le cœur de l’Afrique avec Kaolack, le petit village d’origine de Georges, et les Cités de France, qui ont vu grandir cette étoile Africaine d’ 1 mètre 90, prénommée…Georges.

RENCONTRE

Georges Turpin, avant de débuter cet entretien, quel type de garçon étiez-vous dans la cour de récréation ? Et aujourd’hui, quel homme êtes-vous ? 

J’étais assez relax partageur avec mes ami(e)s et surtout l’esprit de vaincre toujours lors des matches (basketball). Quel type d’homme suis-je aujourd’hui ? Honnête, travailleur, avec le souci de satisfaire ma famille.

Parcours scolaire et parcours professionnel

J’ai travaillé avec mon papa pendant 17 ans au sein de sa société de poissonnerie Parivic (toujours dans Château Rouge) ; puis j’ai pris mon envol en créant ma propre structure.

Globe-trotter, vous avez découvert de nombreux pays. Que vous ont apporté tous ces voyages ?

Effectivement, j’ai eu le privilège d’en faire quelques uns. J’ai voyagé aux Etats-Unis, dans les Antilles, au Kenya, au Maroc, Tunisie et Égypte et enfin aux Émirats arabes unis. Ces voyages m’ont apporté en retour, la passion du travail bien fait, la chaleur humaine, l’envie de continuer à progresser.

Une marque, une entreprise, « P’tit Georges ». De quoi s’agit-il brièvement ? 

Il faut savoir que ma marque représente l’unique emblème de ma société qui est : le poisson, les fruits et légumes. J’ai créée cette entreprise en 2015 avec comme leitmotiv et vision : m’élargir partout, là où je peux faire du business. Mon unique but, satisfaire toute personne nostalgique des produits dits exotiques.

Qu’est ce qui vous a poussé à vouloir créer votre entreprise ?

Mon indépendance, être libre de mes choix sans rendre compte a aucun patron. M’épanouir avec mon savoir faire. Le parcours ne fut pas facile. Des difficultés, à l’instar de bon nombre d’autres entrepreneurs, j’en ai rencontré également. Notamment des difficultés financières avec les banques dans leur soutien et accompagnement.

Ensuite, la gageure était de gagner la confiance des fournisseurs. Me faire connaître et gagner en notoriété auprès de la nouvelle clientèle.

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Quel regard le chef d’entreprise que vous êtes porte sur le marché économique du continent africain ?

La population africaine se bat pour venir en Europe, alors même qu’il y a de formidables potentialités de business sur le continent par rapport à ses propres richesses, et je trouve dommage que moi en temps que Chef d’entreprise je ne puisse influer sur ce constat.

Je pense qu’il faudrait que les diasporas africaines vivant en France investissent davantage sur sur les talents présents sur le continent. Indirectement, malgré tout, de par mes importations de poissons (Mérou : Thiof & Dorades, Capitaines…etc… etc), je participe certes de façon modeste, à créer des richesses sur le plan local.

Parlant de diasporas…Pensez-vous que ces diasporas africaines sont le remède miracle qui hissera l’Afrique à son essor économique ?

Je pense profondément que les valeurs ancestrales sont une excellente base et qu’elles seront le fondement pour la nouvelle génération afin d’être créatrices de valeur.

Un certain nombre de produits africains sont aujourd’hui à la mode, comme le tissu ; et il faudrait que nous ici, nous mettions en avant ce qui peut être source de progression économique.

La femme ou l’homme que vous admirez le plus professionnellement parlant ?

Angela Merkel est cette figure féminine que j’admire le plus ; une femme influente, fonceuse et travailleuse.

L’homme que j’admire le plus est Barack Obama, pour sa simplicité, son humanité et son intelligence.

Entre pouvoir, leadership et popularité… S’il ne fallait qu’en choisir un ?

Je choisirais la popularité. Car dans mon business, davantage tu es populaire, plus tu as de bonnes relations avec les clients ; plus ils te font confiance et plus les affaires se portent bien.

Pour finir, Georges Turpin, quel est le dernier auteur afro que vous avez lu et le dernier film afro que vous avez regardé ?

Je vais être franc avec vous… Actuellement très préoccupé avec mes affaires, je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture ou au cinéma…

 

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Commentaires

Ralf Touomi

Diplômé en journalisme, j'ai fait la rencontre des Antilles en 2012 en découvrant notamment la Martinique. Depuis lors, est née ma mission de contribuer à la création de véritables ponts entre l'Afrique, les Diasporas Africaines et les Afrodescendants Ultra-marins. Kamita Magazine est l'outil média qui apporte sa pierre à cet engagement personnel.

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