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Racisme ou Sexisme ? Caricature répugnante sur Serena Williams, de la part du journal Lemonde

La question vaut évidemment la peine d’être posée. Racisme ou Sexisme ? Ce jeudi 8 juin 2017, un article publié sur le site Lemonde.fr a bouleversé la toile. Les  lecteurs et lectrices n’ont pas tardé à manifester leur indignation !

Henri Seckel, journaliste à l’origine de la boule puante qui tient lieu d’article a dès le départ posé les balises d’une condamnation savamment orchestrée. Caché derrière son écran, le vaillant journaliste a sorti sa plus belle plume afin d’honorer de la plus belle des manières, la légende Serena Williams. Qui subit par ailleurs une énième attitude : racisme banalisé. Désormais en France, on en a l’habitude, il faut bien se le dire. Mais pour un blog qui commente les infos du tournoi de tennis Roland-Garros, on ne s’attendait pas à lire des propos indignes autant envers une femme, mais surtout bien ciblés sur une femme très certainement dont la couleur de peau a joué en sa défaveur dans le cerveau schizophrène et malade du journaliste en question. Pour Henri Seckel, les sequelles d’une telle bravoure ne tarderont sûrement pas à se manifester ! Analyse en 3 temps.

Serena Williams, le Bison

Samantha Stosur, vainqueure du tournoi US Open 2011.

<< Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. Quand le bison n’est pas là, elles jouent au tennis.>> C’est ainsi que débute l’article. Quand le « Bison » n’est pas là, « elles » jouent au tennis. Les métaphores liées aux animaux sont de tout temps utilisées dans le langage courant. L’usage de « Bison » pour décrire Serena Williams n’aurait sans doute pas été un problème si Henri Seckel avait continué la suite en parlant des autres joueuses sous la même forme métaphorique en les décrivant explicitement comme : « les souris ». Non ! Son choix de dire « Bison » pour Serena Williams et « elles » pour les autres joueuses citées dans l’article n’est pas anecdotique. L’une est comparée à un animal sauvage, les autres gardent leur dignité humaine : « Elles ». La logique aurait été pourtant de dire : quand « le bison » n’est pas là, les « souris » jouent au tennis ». Henri « Sequelles » n’était probablement pas de notre avis…

Serena Williams, le Buffle

Amélie Mauresmo, l’un des plus beaux palmarès du tennis féminin français

Seconde salve d’une haleine puante de la part de notre journaliste qui recevra très certainement le prochain prix Goncourt : « Serena Williams n’est pas là, et on ne peut pas dire que son jeu d’une finesse de buffle, etc. »Après le bison, c’est au buffle que Serena Williams est comparée. Est-ce un hasard ? Sommes-nous paranoïaques comme la bienpensance aime parfois faire croire en transformant la victime du préjudice en coupable ? Nous avons précédemment démontré dans le proverbe « quand le chat n’est pas là, les souris dansent », comment le journaliste Henri Seckel a bien fait d’ancrer Serena Williams dans le rôle de la sauvage, et les autres joueuses qui par tout hasard à la peau plutôt pâle pour ne pas dire blanche, ont eu le privilège de faire partie de la race humaine. Alors, la finesse de buffle ? Ce doit être une blague, n’est-ce pas ? Un article de genre caustique.

« L’insouciante cogneuse lettone »

Pour finir, l’article démontre bien le problème personnel du journaliste vis à vis de Serena Williams : « qu’il s’agisse de l’insouciante cogneuse lettone ou de la méticuleuse orfèvre suisse… ». Récapitulons ! Serena Williams qui a fait sa légende par ses coups droits ravageurs, aussi puissants que ceux des hommes, une vraie cogneuse, s’est toujours vue dénigrée et comparée à tout type d’animaux sauvages. Par contre, Henri Seckel évoque « l’insouciante cogneuse lettone ». Donc on peut être une « cogneuse » et garder son rang de femme. Par contre si l’on s’appelle Serena Williams et qu’on est une « cogneuse », on devient si vite un « bison », un « buffle ». Bref ! Un animal sauvage et dangereux ! Voilà la logique de la bienpensance intellectuelle traduite par Henri Seckel du média Lemonde.fr.

Racisme structurel, sexisme nauséabond… rien de neuf sous le soleil. En dépit de toutes ces attaques sur sa personne et non sur le plan sportif, Serena Williams qui attend en ce moment un bébé demeure l’une des plus grandes sportives de tous les temps, hommes et femmes confondus. La haine banalisée ne vaincra pas !

Cliquez pour ===>> Lire l’article en question sur le site Lemonde.fr

 

Serena Williams, vainqueure du tournoi Roland Garros 2013. Record de victoires en Grand Chelem (23). Légende du Sport mondial

 

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Mama Ayaba