Kamita Magazine

EUGENE MONA : Portrait du « Nègre Fondamental » qui hissa la Biguine dans les mémoires pour la postérité

Une date désormais ancrée dans l’ancre ineffable de l’immortalité : le samedi 21 septembre 1991, la Martinique, la Caraïbe, le monde entier, perdent Eugène Mona, un génie, un « Nègre fondamental, un tuba identitaire. La Martinique semblait avoir perdu ce jour-là, sa voix !

A lui tout seul, Eugène Mona était un symbole de paradoxe. Ancré dans la tradition jusqu’au bout des doigts, chercheur obstiné… il était torturé ^par une interrogation permanente.

L’homme aux pieds nus offrait son souffle et donnait vie à la flûte des mornes pour communiquer avec l’âme de la terre, pour donner du sens à son positionnement dans l’espace.

La musique était pour lui un vecteur. Il l’a sublimée. Aujourd’hui son oeuvre qui mérite une pérennisation universelle trouve en « Léritaj Mona », un support fidèle, un hommage conscient que la transmission est le garant de la vie.

Esprit ! Es-tu là ? Répétait-il dans sa chanson « tant pis pour moi ». Comme une façon prophétique de dire au peuple martiniquais, au monde entier, de quelle façon il transformerait son Art et son amour pour sa musique, pour l’éternité.

Né George Nilecam, « le chanteur aux pieds nus », « l’homme à la flûte de bambou », est sans doute l’artiste qui a le plus imprégné le peuple martiniquais.

Commentaires

Ralf Touomi

Diplômé en journalisme, j'ai fait la rencontre des Antilles en 2012 en découvrant notamment la Martinique. Depuis ce jour, j'ai découvert, à l'instar de ce qu'invite à faire Frantz Fanon, ce que serait désormais ma Mission ici-bas...

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