Kamita Magazine

Maâtrice Sacrée : L’éveil du Féminin Sacré Africain

Du soin de la Femme à l’accompagnement Pré et Post natal, l’approche holistique de Maâtrice Sacrée fait écho aux enseignements de Queen Afua. Cette thérapeute Afro-Américaine, incontournable référence pour toutes femmes en quête d’éveil au féminin sacré, a bel et bien une relève assurée en Belgique : Adidi Mbole Kasongo !

De nationalité Congolaise (RDC) et Française, Adidi s’est engagée très tôt dans l’univers entrepreneuriale, notamment dans le secteur agro-alimentaire sur le continent africain. En Europe, le parcours professionnel très varié de cette jeune trentenaire l’ont conduit pas à pas à embrasser son lègue familial et ses dons innés de guérisseuse.

RENCONTRE

Quand et Comment l’initiative « Maâtrice Sacrée » est-elle née ?

Le projet Maâtrice Sacrée a réellement vu le jour au mois de octobre 2016. C’est à ce moment précis qu’a eu lieu ma première formation en tant qu’accompagnatrice a la naissance. Ces cours qui n’étaient qu’au départ une façon de trouver réponse à mes questions fut une vraie révélation. Pendant que Michel Odent et Lliana nous décrivaient avec précision ce qu’était la physiologie de l’accouchement, je ne pouvais que regretter de ne pas avoir pu les rencontrer 3 mois avant, lors de la naissance de ma fille. Ayant prévu un accouchement à domicile accompagnée par une sage-femme, je me sentais complètement impuissante face au dictât du corps médical qui, je le rappelle, sauve beaucoup de vies.

Cependant, dans ma situation précise, l’équipe médicale m’a tout simplement retiré mon pouvoir de décision. Ma fille est née par césarienne avant le terme. Elle était en siège, et le service obstétrique estimait qu’il serait moins dangereux d’opérer alors que j’estimais qu’il serait plus judicieux d’attendre le terme, car nous n’avions aucun problème de santé. Mais à cet instant précis, en raison de mon manque de connaissances et en l’absence d’un entourage averti et éclairé, qui aurait soutenu un accouchement naturel, je n’ai pas réussi à m’opposer aux volontés du personnel hospitalier.

Ce dernier n’a pas souhaité respecter mon point de vue et a même usé de la ruse pour agir selon les protocoles de l’établissement. Et voilà que trois mois plus tard, je rencontrais un obstétricien qui me disait qu’un accouchement par voie basse aurait tout a fait été possible. Mais que cet hôpital voulait simplement se protéger en cas de litige. Cette information me rappela que vers la fin de ma grossesse, je m’étais aussi rendue chez une spécialiste des accouchements en siège, qui m’avait expliqué que dans un autre pays elle m’aurait accouchée sans problème. Mais qu’au vu des circonstances ses mains étaient liées.

Après l’accouchement, j’entrepris un travail de guérison colossal afin de rétablir ma santé utérine et retrouver une vie sexuelle épanouie. S’en est suivit une restauration de ma personne en femme entière et la reprise d’une vie harmonieuse pour suivre la voie de ma mission. Les femmes doivent réaliser que nos utérus ne sont pas seulement des ‘incubateurs à bébé’ mais aussi notre centre créateur de vision et de projet.

Mâatrice Sacré, la nature au service de la Femme

Qu’est-ce qui vous a motivé à entreprendre dans le soin du « corps, de l’âme et de l’Esprit » de la Femme ?

Pendant la formation, je décidais que je ne pouvais pas garder cela pour moi et le champs du possible s’ouvrit a moi. Cependant, à ce moment là, je pensais ne pas être en mesure de transmettre ce que je n’avais moi même reçu. Cet accouchement m’avait beaucoup trop affecté, et s’en était suivi une dépression post partum et une cicatrice qui ne voulait pas guérir.

En quête d’alternatives, je suis tombée sur ce livre au titre curieux :  »Overcoming an angry vagina » de Queen Afua. Cette naturopathe a été pour moi une grande source de savoir car elle a une expérience pratique dans la guérison et la prévention des maux. Son approche holistique me rappelle a peu de choses près celle de ma tante maternelle qui est la seule à avoir préservé la sagesse ancestrale dans ma lignée familiale. Ce fut d’ailleurs la première dans notre famille à me soigner et à me transmettre son savoir-faire et ses connaissances de notre herboristerie traditionnelle.

J’ai ressenti le besoin de partager ce que j’avais appris avec d’autres femmes. Ceci s’est alors transformé en un appel, je ne pensais pas être prête mais je n’étais pas étonnée vu la lignée de laquelle je viens. Mon grand père paternel était celui a qui on faisait appel en cas d’accouchement difficile. Il se rendait sur place à vélo, concoctions à la main, et peu importe la gravité de la situation, la mère et l’enfant s’en sortait toujours vivant, m’a-t-on raconté. Quant à ma mère, elle est Sage-femme diplômée. Dans ses premières années de pratique médicale, elle eu à pratiquer 1000 accouchements au Zaïre (actuel RDC). Elle a également pratiqué sa profession dans des maternités en France et en Belgique. Tous les signes portent à croire que c’est un cheminement naturel.

Les soins pour la vitalité féminine conçus par Maâtrice Sacrée sont faits sur-mesure pour le bien-être de ses clientes, Evénement à l’Espace Ochola, Bruxelles.

Pouvez-vous définir le « féminin sacré » à nos lecteurs et lectrices du Kamita Magazine ?

Le Féminin sacré est simplement notre essence divine, cette sagesse que nous avions toutes jadis mais que nous refoulons en permanence vu le contexte patriarcal dans lequel nous évoluons. Se reconnecter a notre Sacré Féminin passe par la reconnaissance de ce qui fait de nous des femmes et l’acceptation de cela. La reconnexion avec son utérus est un élément central dans ce processus.

Pour ce faire, je conseille toujours a mes clientes de prendre conscience de cet organe en communicant avec ce dernier. Communiquer peut vouloir dire s’adresser à celui-ci mais aussi l’écouter par le biais, par exemple, de la méditation. Cependant, l’utérus n’est pas le seul élément du Sacré Féminin, des aspects tels que notre rôle de mère, notre rôle de compagne et la manière dont nous traitons et agissons avec les autres femmes de nos vies.

Un bien-être utérin optimal passe forcément par une alimentation végétale. Favoriser une alimentation faible en produits transformés aide l’organisme a se débarrasser des déséquilibres hormonaux. Mais pas seulement, il est nécessaire d’adopter une alimentation végétale avec un faible taux de pesticides ou sans aucun pesticide pour une santé utérine optimale. Nous savons notamment que l’excès de pesticides est une source non négligeable de xénoestrogènes. Certaines études ont prouvé que les xénestrogènes sont, entre autres, à l’origine du cancer de l’utérus, des kystes ovariens, de règles abondantes et aussi de troubles de la fertilité chez la femme.

A l’occasion de mon Cercle de sœurs Lunaire du 4 novembre 2017, sous le signe du « Grand Changement », je vous ai contacté pour orchestrer ma « Blessing way ». En quoi consiste cette cérémonie pré-natale ?

La Blessing way est souvent décrite comme une tradition sud américaine, plus précisément de la nation Navajo au Mexique. Mais j’ai eu écho de cérémonies similaires en Afrique du Sud et au Rwanda. C’est une tradition qui est exclusivement centrée sur la mère en devenir. Une sorte de célébration de celle-ci avant l’accouchement de sont enfant. C’est une alternative plus ‘spirituelle’ que la baby shower pendant laquelle certains rituels et bénédictions sont faits en direction de la future maman. Pendant l’événement, elle est massée, coiffée, on lui fait du henné, on lui fait les ongles, on lui récite des affirmations positives, etc.

Accompagnement pré et post natal par la Doula Adidi Mbole Kasongo

J’ai eu l’opportunité de recevoir un soin Reïki de Maâtrice Sacrée. L’émotion bouleversante a vite laissé place au lâcher-prise indispensable pour vivre au mieux la fin de ma grossesse. Présentez l’ensemble de vos soins dédiés à la Femme ?

Je propose des initiations au rituel du sauna vaginal. c’est une pratique millénaires que l’on retrouve dans plusieurs régions du monde. C’est pendant mon séjour au Congo (RDC) qu’une de mes tantes qui est tradi-praticienne m’a initiée à cette pratique. Elle me l’a transmise par la fumigation. Je l’ai redécouvert par le biais de la naturopathe noire américaine Queen Afua. J’ai ensuite appris via une formation aux Etats-Unis qu’il est tout à fait possible de le pratiquer avec la vapeur d’eau. Cette méthode est parfaitement adaptée à notre mode vie citadin, si elle est pratiquée dans des conditions bien précises bien sûr.

Je dispense également des soins de massage à mes clientes. Ils ont pour but de rétablir une circulation sanguine optimale dans la région de l’abdomen et de l’organe de reproduction. Si les organes sont déplacés il y a un manque d’oxygénation et de circulation des nutriments dans cette zone.

Mon approche est à la fois physique (le massage et le sauna…) et subtile (le Reiki, la meditation..) car d’après mes recherches et mon expérience avec les femmes, avoir une vitalité utérine/vaginale passe par une guérison physique, émotionnelle et spirituelle. Et c’est là qu’intervient notre ancestralité africaine, où les modes opératoires sont issus de thérapies holistiques qui tiennent compte de tout les aspects de l’être.

C’est pourquoi, dans la continuité de mon projet entrepreneurial, je suis actuellement en processus de création de ma marque de produits destinés à la vitalité féminine. Un moyen complémentaire de me guérir au quotidien et d’accompagner les femmes dans l’entretien de leur matrice jour après jour, en fonction de leurs besoins.

Quand aura lieu votre prochain événement ?

Mon prochain événement aura lieu les 18 et 19 Mai à Bruxelles. J’invite les femmes à se renseigner via la page événement « Eveil du Féminin Sacré Africain » ou à me contacter via ma page Facebook Maâtrice Sacrée, ou encore via Instagram.

Pour toutes demandes de consultation (physique et à distance) ou un accompagnement pré/post natal, contacter Adidi Mbole Kasongo via son site web ou son adresse mail : maatricesacrée@gmail.com

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