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Black Business Support : entre virtuel et réel, pour un coup d’essai 3 héroïnes ont fait un coup de Reines

Toutes résidant en France, en très peu de temps, elles ont réussi à fédérer un nombre important d’individus, passant rapidement du virtuel au réel. Aïssatou, Fatou et Kadidia, à l’instar des amazones et reines qui ont marqué l’histoire ancestrâle kamite, ces trois dames contemporaines peut-être à l’insu de leur plein gré sont en train de révolutionner les mentalités. Décryptage !

Oui, il est vrai qu’elles n’ont rien inventé. Le concept du Black Business Support est un anglicisme qui signifie pour les francophiles : soutien des initiatives afros. Tant sur les réseaux sociaux que dans la vie réelle, l’idée est très ancienne.

 

Quel africain ou afrodescendant n’a jamais émis cette idée : il faudrait que les afros se serrent les coudes ? Allant au-delà de l’unique frontière du continent africain, les diasporas africaines vivant notamment en Occident et cotoyant au quotidien d’autres communautés Noires ne venant pas à tout prix d’Afrique, ont très rapidement jugé mieux de se réunir sous l’appelation « Afros ».

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Brisant dès lors toute barrière. Ainsi, que tu sois antillais, réunionnais, guyanais, haïtien, ou africain, tu te sens appartenir à cette communauté Afro. Mais si donc comme nous l’avions précédemment rappelé, la problématique Black Business Support a toujours existé, la création d’un concept au même nom, qui de surcroît connait une belle réussite en quelques mois d’existence, ce n’était probablement pas encore arrivé depuis bon nombre d’années.

La force médiatique du réseau social

Comme bien d’autres initiatives réussies ces dernières années, c’est sur un réseau social populaire que l’histoire du concept BBS – Black Business Support -créé en France, a rapidement tissé ses toiles à l’international.

Derrière ce conte de griots à l’africain, l’on retrouve trois dames : Aïssatou, Fatou et Kadidia. Trois amies qui ont tout simplement décidé un beau jour, de mettre sur pied un concept dont elles entendaient partout dire : pourquoi ça n’existe pas réellement… Des préjugés ou à-priori bien souvent émis par des Afros eux-mêmes. Le défi était grand, car lorsqu’on décide de se lancer dans un projet mêlant Business et Afro, les spécialistes vous diront que rien n’est simple.

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Les communautés africaines et afrodescendants en général étant davantage pointées du doigt comme consommatrices et très peu à la pôle position de la production. S’engager à initier une Attitude qui changerait les mentalités en valorisant et mettant à la lumière de tous, toute initiative communautaire Afro, qu’elle soit de la plus petite échelle à la plus grande, est un pari loin d’être gagné.

En quelques mois d’existence, les trois amies qui ont créé le groupe sur le réseau social Facebook, comptant aujourd’hui plus de 20.000 membres, ont également connu la réussite d’une 1ère Rencontre passant du virtuel à la réalité. Le Black Business Support n’est plus qu’une simple causerie virtuelle désormais !

Tout n’est pourtant pas si rose au royaume des amazones…

Dans chaque belle histoire, l’on s’attend toujours à trouver l’ennemi ou l’adversaire. Dans notre cas d’espèces, quelques zones d’ombre n’ont évidemment pas manqué de se dévoiler aussi vite que l’adhésion de la vision du groupe créé sur Facebook attirait les masses.

« C’est du communautarisme », « la religion prend déjà le pas sur l’essence communautaire Afro », « On voit trop de petits business au détriment de plus grandes initiatives entrepreneuriales », « les Afros ne seront jamais économiquement soudés »… Bref ! Voilà quelques unes des phrases impératives à connotation péjorative que l’on peut entendre à propos de la création de ce groupe Facebook Black Business Support.

Attaquées de toutes part, de l’extérieur comme de l’intérieur, les trois amazones continuent néanmoins de garder le cap. Au moins elles auront réussi en l’espace de quelques mois à parvenir à des fins que bien d’autres auront mis des années pour le même résultat. Elles ont fait tout simplement leur part… et vous ?

Commentaires

Ralf Touomi

Originaire du Cameroun, j'ai fait la rencontre et découverte des Antilles par la Martinique en 2012 dont je suis tombé amoureux. De là, naquit ma mission de créer un média Afro qui ferait cette passerelle entre l'Afrique, ses Diasporas et les Outre-mer. Kamita Magazine c'est donc ma vision d'un journalisme engagé pour la valorisation de l'Afrique et des Afrodescendants quels que soient leur lieu de résidence.

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