Kamita Magazine

ArTalenTour : vitrine des savoir faire et de la créativité

Le Salon ArTalenTour, l’un des évènements les plus chargés de sens que l’univers artistique se donne au moins une fois par an, s’ouvrira sur Paris Le 19 Décembre 2020

Pour cette 13ème édition, Jamadl la fondatrice de ce salon n’a qu’une seule obsession : donner de la visibilité aux jeunes créateurs, artistes et entrepreneurs dont les activités ont été stoppées durant la crise, dans l’espoir que la rencontre puisse sonner le glas de leurs difficultés actuelles. C’est à ce titre que nous l’avons contactée.

Découvrez l’Interview d’une chasseuse de talents, rompue au travail collectif et passionnée par le social !

RENCONTRE

Jamadl, en quelques lignes, pouvez-vous vous présenter ?

Tout d’abord, merci Fabrice pour l’opportunité que vous m’accordez de m’exprimer. Je suis une femme très engagée et très impliquée dans la résistance culturelle. Diplômée en communication, j’ai eu la chance de travailler au sein de plusieurs collectivités territoriales et structures associatives en tant que Responsable des activités commerciales, chargée de communication et cheffe de projets.

En parallèle à mes études, j’étais coordonnatrice d’une chaine de radio. Au final, des postes où l’écoute, l’adaptabilité et le dynamisme sont essentiels. Pour finir avec ce chapitre, je suis comme vous l’avez dit plus haut, la fondatrice du salon ArTalenTour.

Jamadl et l’artiste Neg Lyrical

Le salon justement, parlons-en ! Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Dans un esprit positif, un esprit de développement. Nous recevons de nombreux messages de remerciements d’entrepreneurs trouvant l’initiative géniale. C’est vraiment gratifiant pour l’énergie, cela nous pousse à nous surpasser. On positive ! (rires)

Quelle sera la particularité de cette 13ème édition par rapport aux précédentes ?

Il faut dire que cette fois-ci nous proposons une édition inédite. Nous voulons impulser les créateurs, les entrepreneurs, être à leur écoute, vibrer à leurs côtés. Il nous parait urgent de leur proposer cette alternative. Vous avez également remarqué qu’on organise ce salon en Décembre, ce qui est un fait extrêmement rare. En réalité, quand on regarde l’état de santé des activités, c’est alarmant.

Et pourtant, nous avons besoin de ces artistes, de ces créateurs, de ces entrepreneurs pour goûter aux délices de l’originalité et de la créativité. Pour nous, c’est vraiment un coup de pouce que nous voulons donner à nos créateurs par la mise en place de cet évènement, en vue de tisser le réseau y compris hors de la toile.

La deuxième chose c’est que même les prix des stands ont baissé pour permettre à nos exposants de vraiment épuiser leurs stocks parce qu’ils n’ont pas pu – compte tenu de la crise sanitaire -, aller à la rencontre du public. Il s’avère que pour certains, la digitalisation n’a pas généré les revenus conséquents au travail fourni.

En plus vous le savez, rien ne remplace le contact. Pour un entrepreneur, pouvoir échanger avec le consommateur face to face, expliquer les produits, leur composition, c’est essentiel. En tout cas, la justice à 2 vitesses, nous la combattons comme cela.

Dernière chose si vous le permettez et je m’investirai vraiment là-dessus, c’est qu’il faut que les gens se comportent exactement comme à la maison c’est-à-dire qu’ils se déchaussent à l’entrée. Je ne plaisante pas en disant cela. On installera un dispositif pour recueillir les chaussures et les mettre en sécurité. Donc lors de ce Salon ArTalenTour, les gens circuleront en chaussettes.

On remarque aussi que cette année, vous avez décidé de mettre un point d’honneur sur la solidarité et la prise effective de conscience sur la conso-action. Avec le contexte social tendu que nous traversons en ce moment (Black lives Matter) et la crise sanitaire qui sévit, est-ce que vous ne courez pas le risque d’être mal comprise ou peu comprise ?

On est dans la construction ; on sème pour que nos enfants puissent bénéficier de bonnes récoltes. Nous n’avons pas attendu le Black Lives Matter pour nous positionner. Compris ou pas, nous ne pouvons pas plaire à tout le monde.

Quand des milliers de personnes accourent dans des centres commerciaux, est-ce qu’ils craignent de ne pas être compris ? NON !! Donc chacun sa route (rires).

D’où qu’elles viennent, nous encouragerons les initiatives pouvant permettre aux conso-acteurs d’avoir un déclic.

Votre implication dans l’organisation de ce salon est impressionnante. Est-ce que cela en dit long sur la femme engagée dans la résistance culturelle que vous n’avez finalement jamais cessé d’être ?

La culture est primordiale, le savoir-faire est à préserver. Un retour à l’authenticité rend les choses plus simples et permet de se retrouver et de dévoiler certains trésors inscrits dans notre ADN puisque le monde dans lequel nous vivons ne le valorise pas mais tend à le briser.

Où se tiendra cette 13ème rencontre ? Qui en est le parrain, la marraine, et comment y participer ?

Ce sera à Paris, à la rue Léon Giraud. Sur cette édition, il n’y a pas de parrain, là on est vraiment sur un coup de pouce créateurs, c’est vraiment une édition SPECIALE qui est faite pour répondre aux sollicitations des exposants.

Quel est l’expression issu de l’univers artistique qui vous caractérise le mieux ?

Work in progress.

Un dernier mot peut-être à nos lecteurs et lectrices ?

On ne fait pas cet événement parce que nous sommes à quelques jours des fêtes de fin d’année NON. On le fait parce qu’on a besoin d’une sorte de rééducation

Oui, je voudrais grandement remercier tous les bénévoles, tous les acteurs, tous les intervenants, tous les conso-acteurs qui ont contribué à l’élévation de ce salon et qui depuis la première édition, mettent leur énergie au service du rayonnement de cet évènement.

Évidemment, si vos lecteurs veulent rentrer en contact avec moi, alors qu’ils n’hésitent pas. Ils vont sur la page Facebook du Salon ArtalenTour ou alors sur mon compte personnel (Jamadl Lioness) et je me ferai un plaisir de leur répondre.

Il faut savoir que nous sommes sur des prix abordables et on arrange vraiment parce que le but c’est non seulement de faire découvrir les produits au consommateur mais surtout, que l’exposant puisse se découvrir. Donc, on n’est pas du tout dans le coaching, on est dans la réalisation sur le terrain. On ne fait pas cet évènement parce que nous sommes à quelques jours des fêtes de fin d’année NON. On le fait parce qu’on a besoin d’une sorte de rééducation.

Je voudrais aussi préciser que nous sommes en autofinancement depuis 2012. Nous sommes une association mais nous n’avons aucune subvention et franchement, ça ne nous intéresse pas. Notre seule richesse aujourd’hui c’est le capital humain et rassurez-vous, ce ne sont pas des mots pour faire joli.

Pour finir, j’aimerais dire à vos lecteurs que nous ne sommes pas un label mais il nous arrive de tester les produits. On fait très attention à la santé des consommateurs. La santé, l’hygiène et le bien-être font également partie de nos priorités.

Commentaires

Fabrice Tientcheu

Rédacteur web et biographe

Mama Ayaba