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African Summer School Brussels : José Do Nascimento évoque la Renaissance Africaine

African Summer School Brussels : José Do Nascimento évoque la Renaissance Africaine

Il fait partie des 3 professeurs qui assureront aux jeunes élèves, durant une Semaine de Formation, l’ensemble des Outils qui leur permettront de réaliser leurs futurs projets entrepreneuriaux sous un paradigme propre aux réalités économiques africaines.

José Do-Nascimento, Professeur « d’Histoire des idées Politique en Afrique ». Il vit à Paris, où il dirige les études au sein de l’Arpema (Association de recherche sur les Perspectives de la modernité en Afrique). Il focalisera l’étude sur les deux idées politiques majeures qui gouvernent actuellement l’imaginaire politique en Afrique, à savoir : le paradigme du développement et celui de la renaissance africaine. Ce cours est primordial pour toute personne qui envisage rentrer en Afrique, car il y a une stratégie à adopter pour entreprendre, selon le pays choisi et la politique qui le gouverne. Grace à sa pédagogie et à sa précision d’analyse, il est devenu une référence dans le monde panafricain, notamment avec son livre « La Renaissance Africaine comme Alternative au Développement » (2008).

Entretien

Pourriez-vous résumer en quelques lignes ce qui vous vient à l’esprit lorsque l’on évoque ce concept : African Summer School ?

African summer school se présente à mon esprit d’abord comme un espace de formation pour les jeunes entrepreneurs de la diaspora africaine aux exigences du marché africain en terme de plan de communication d’entreprise et en terme de business plan. Il m’apparait ensuite comme un espace de connaissances où se construit une nouvelle lecture des réalités africaines.

Il s’agit d’une lecture libérée de tous les clichés et préjugés que les médias et les centres universitaires diffusent sur les sociétés africaines. Pour les jeunes entrepreneurs de la diaspora africaine, cet espace de connaissances leur permet de bien connaître l’histoire et la sociologie de leur continent d’origine et aussi de bien connaître l’environnement politique et culturel du marché sur lequel ils vont investir.

Dans « La République et les Lois », le philosophe Platon  définissait la Politique comme : la plus haute de toutes les sciences. Celle qui a pour but d’établir le bien de tous au moyen de la justice. D’une façon générale, quelle définition faites-vous de la Politique ?

D’un point de vue objectif, la Politique n’est pas une science. C’est une fonction. Elle consiste à gérer les affaires de la Cité. Cette gestion peut se faire dans un esprit de service public : elle sert alors à promouvoir l’intérêt général. Mais elle peut aussi se faire dans un esprit patrimonial. Elle sert alors à faire prospérer des intérêts privés par allocation des ressources et des moyens de l’Etat au bénéfice d’un groupe de particuliers. C’est la politique en tant que fonction qui fait l’objet d’analyses scientifiques. Mais en elle même, elle n’est pas une science. Platon en fait exprimait son idéal de ce que devrait être la politique.

L’un des axes que vous traiterez durant cette Semaine de Formation sera une étude comparative entre Développement et Renaissance Africaine. Que doit-on entendre par Développement et Renaissance Africaine ?

Ce sont deux paradigmes, c’est-à-dire deux visions des chemins que les africains doivent emprunter pour donner à leur société une configuration moderne. Mais loin d’être complémentaires, ce sont deux visions qui s’opposent sur le plan de leur diagnostic de la condition actuelle des sociétés africaines et sur le plan de leurs prescriptions pour conduire les sociétés africaines vers la modernité.

Il importe pour nous autres africains de bien connaître ce qui les différencie afin de pouvoir faire notre choix en toute connaissance de cause. Doit-t-on continuer à penser l’avenir de nos sociétés dans le cadre du paradigme du Développement ou doit-t-on désormais penser cet avenir dans le cadre du paradigme de la Renaissance Africaine ? La réponse à cette question devient urgente si on ne veut pas que le 21ème siècle soit encore un siècle d’adversité pour les populations africaines.

Un dernier mot à l’attention des lecteurs et éventuellement à vos futurs élèves…

Aux lecteurs et aux futurs élèves, je dirai ceci : vous souhaitez participez à l’avènement d’une Afrique nouvelle ? Si oui, alors n’hésitez pas à vous inscrire aux sessions de African Summer School de Buxelles pour voir se réveiller le géant qui sommeil en vous.

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Commentaires

Ralf Touomi

Diplômé en journalisme, j'ai fait la rencontre des Antilles en 2012 en découvrant notamment la Martinique. Depuis ce jour, j'ai découvert, à l'instar de ce qu'invite à faire Frantz Fanon, ce que serait désormais ma Mission ici-bas...

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